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dimanche, 22 janvier 2012

Avec Hollande au Bourget, la République c'est maintenant !

Nous étions mobilisés avec le Radicaux de gauche aux côtés des socialistes et de nombreux citoyens pour soutenir François Hollande ce dimanche au Bourget où près de 20 000 personnes se sont rassemblés pour dire avec notre candidat que "le Changement c'est maintenant!".

IMG_2636.JPGJe ne vais pas revenir sur toutes les propositions de François Hollande mais disons que nos drapeaux jaunes flottaient dans le public à la mesure de l'enthousiasme soulevé par la tonalité très républicaine de son discours. D'abord, la reprise de la proposition des radicaux d'inscrire la loi de 1905 fondatrice de la laïcité à la française dans la Constitution. Mais aussi la volonté de lutter contre l'insécurité et la délinquance - échec majeur de Nicolas Sarkozy - qu'elle soit en col blanc ou le fait des caïds des cités : « La République, oui la République, vous rattrapera ! »

Vraie volonté aussi de résoudre le problème de la crise du logement, si important pour les Parisiens, avec "l'encadrement les loyers là où les prix sont manifestement excessifs", la "multiplication par 5 les sanctions qui pèsent sur les communes qui bafouent les règles" de la loi SRU, et surtout la mise à dispostion par l'Etat aux collectivités locales des terrains disponibles pour créer des logements. On a hâte de récupérer enfin la Caserne de Reuilly dans le 12e!

Les Radicaux n'ont pu qu'apprécier le volontarisme pour réorienter la construction européenne, l'engagement pour les PME et bien sûr les mesures contre le "véritable adversaire" du peuple de gauche et des Etats : "le monde de la finance". Cela m'a rappelé Mitterrand en 1981 dénonçant les "puissances de l'argent".

D'ailleurs, François Hollande a fait une belle déclaration humaniste en contre-point de la droite bling-bling : "J'aime les gens quand d'autres sont fascinés par l'argent".


Discours de François Hollande au Bourget 1e partie par francoishollande

 

Terminant son discours par un engagement fort et solennel auprès des jeunes pour qu'ils vivent mieux à la fin de son mandat qu'ne 2012, François Hollande a clôt ce meeting aux accents mitterrandiens qui fut aussi très radical et républicain par une Marseillaise entonnée par le peuple de gauche, et ça aussi c'est un changement!


Discours de François Hollande au Bourget 2e partie par francoishollande

mardi, 17 janvier 2012

Lancement de la campagne présidentielle parsienne au Players

IMG_2629.JPG

J'étais au Players, un bar du 2e arrondissement, pour le lancement de la campagne parisienne de la présidentielle 2012 pour François Hollande. Entourés des élus et militants de Paris, de candidats aux législatives, dont notre ami Gilles Alayrac, Rémi Feraud, premier fédéral socialiste, George-Pau Langevin, députée de Paris, et bien sûr le maire Bertrand Delanoë se sont engagés résolument pour faire gagner François Hollande.

Bertrand Delanoë a salué plusieurs fois le choix du PRG de participer aux primaires et à la campagne à venir. Et en présence de Lionel Jospin, notre président fédéral, Jean-Bernard Bros, a justement rappelé notre engagement derrière le candidat socialiste pour éviter l'éparpillement des voix au premier tour et pour "l'urgence du changement".

mardi, 06 décembre 2011

Unanimité pour la statue d'Alphonse Baudin, l'UMP ne participe pas au vote

Le voeu que j'ai défendu hier en conseil d'arrondissement pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin a été voté à l'unanimité par la majorité municipale du 12e arrondissement, mais sans les voix de l'UMP qui n'a pas voulu participer au vote.

Il faut croire que l'héroïsme de ce député de la gauche républicaine n'a pas ému notre opposition sarkozyste et qu'ils n'ont peut-être pas goûté le parallèle relatif mais inévitable avec la situation actuelle.

Car dans mon intervention, j'ai ainsi souligné :

"Commémorer le souvenir de cette figure républicaine et de son sacrifice pour la liberté doit nous rappeler que le régime politique actuel est imparfait, que la monarchie républicaine dans laquelle nous vivons n'assure plus l'équlibre des pouvoirs, que le Président gouverne seul et sans engager sa responsabilité, négocie les traités internationaux et fait la guerre sans l'aval du Parlement, et qu'au royaume des fadettes la presse est écoutée et qu'on peut même constater l'émergence d'une police politique, comme on a pu le constater en lisant le journal du dimanche.

Tous les partis dans ce conseil, en tout cas ceux de gauche, sont pour le changement de République, je dirai même le changement tout court. Un nouveau régime, qu'on l'appelle VIe République ou autrement, Présidentiel ou Parlementaire, mais qui garantisse enfin l'équilibre des pouvoirs!"

Je ne peux cependant que spéculer sur les raisons pour lesquelles les représentants de ce qu'on appelait à l'époque de Baudin "la réaction" n'ont pas participé au vote car ils n'ont pas daigné intervenir sur le fond ou s'expliquer, ni défendre leur politique, comme souvent. Mais il faut dire qu'ils semblent avoir peu de goût pour l'Histoire, comme leur Président qui a supprimé la matière en terminal scientifique.

lundi, 05 décembre 2011

Signez l'Appel du 2 Décembre pour le député Baudin!

Le journaliste de Mediapart Laurent Mauduit a donc bien lancé son appel pour la reconstruction de la statue du député Alphonse Baudin mort sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte (à lire dans mon article précédent).

Je suis parmi les premiers signataires et je vous invite à donner plus de force à cette initiative en signant en ligne cette pétition en ligne sur le site de Médiapart.

A ma connaissance, la Ville de Paris n'avait donné suite aux précédentes demandes. C'est dans l'espoir de faire avancer les choses que je presenterai ce soir au Conseil d'arrondissement un voeu au nom de la majorité muncipale afin que le maire de Paris étudie les conditions pour que la statue du député martyr reprenne la place qu'elle n'aurait jamais dû quitter si les nazis ne l'avaient fondue pour voler son bronze.

Lire à ce sujet l'article de Laurent Mauduit sur son blog sur Médiapart ici.

jeudi, 01 décembre 2011

Un voeu pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin

A l'occasion de l'anniversaire du site d'information Mediapart, dont le siège se trouve dans le 12e, le journaliste Laurent Mauduit a lancé un appel et une souscription populaire pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin rue du Faubourg Saint-Antoine.

Rappeler le souvenir de ce député républicain assassiné lors du coup d'Etat de Louis-Napoléon Bonaparte a une signification symbolique forte pour moi, entant que maire-adjoint chargé de la Mémoire et comme élu local radical de gauche et porte-parole de notre fédération parisienne.

A la fois car c'est notre courant de pensée qui a contribué à défendre l'idéal républicain pour lequel s'est sacrifié Baudin et ce sont des députés radicaux-socialistes qui lui ont rendu hommage en 1901 (et son neveu Pierre Baudin fut député de Paris de 1898 à 1902). Et parce nous vivons dans un régime de monarchie républicaine où l'équilibre des pouvoirs n'est plus assuré, nous en avons la preuve continuelle, surtout depuis l'élection de Nicolas Sarkozy et les dérives du pouvoir en place. C'est pourquoi nous, Radicaux de gauche militons pour une VIe République sur le modèle présidentiel, qui contrairement à ce que l'on peut croire, est un régime de contrôle parlementaire du pouvoir.

C'est pour ces raisons que j'ai signé l'appel de Laurent Mauduit et aussi que j'ai proposé à notre majorité municipale de relayer cet appel par un Voeu au maire de Paris que je présenterai au conseil d'arrondissement du lundi 5 décembre.

Fabrice Moulin

 

Voeu de la majorité municipale pour la reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin
Conseil d’arrondissement du 5 décembre 2011



Voilà exactement 160 ans, le 3 décembre 1851, le député Alphonse Baudin mourut sur une barricade érigée rue du Faubourg-Saint-Antoine à Paris, alors qu'il manifestait contre le coup d'Etat perpétré la veille par Louis Napoléon Bonaparte. Lui qui voulait montrer au peuple de Paris comment on « meurt pour 25 francs », il tomba, fauché par une balle tirée par la troupe envoyée par celui que Victor Hugo allait bientôt affubler du sobriquet de Napoléon le Petit.

Ce drame fait partie de la légende française. Symbole de la République assassinée, le député Alphonse Baudin a longtemps été, bien après sa mort, honoré par tous les républicains. Et la construction d'une statue en sa mémoire a pendant des années été un point de ralliement des républicains. Cela a été le combat du journaliste Charles Delescluze, qui, dans son journal Le Réveil, avait lancé une première souscription, pour ériger cette statue ; cela a été le combat du tout jeune avocat Léon Gambetta qui avait assuré la défense du journaliste.

Si les cendres d'Alphonse Baudin furent transférées au Panthéon en 1889 et si sa statue fut finalement érigée en 1901, sur les lieux mêmes de son assassinat, celle-ci fut détruite par le gouvernement de Vichy en 1941, sur pression de l'occupant nazi, et à la différence de beaucoup d'autres, elle n'a ensuite jamais été reconstruite.

Alors que la démocratie est confrontée à une crise qui la voit mise à mal par les marchés financiers et menacée par la montée des extrêmes, Alphonse Baudin, le médecin des pauvres de Nantua, le député courageux qui brava le coup d'Etat, est le symbole d'une République authentiquement démocratique et sociale, résolument généreuse et fraternelle.

C’est pourquoi, sur proposition de la majorité municipale, le Conseil d’arrondissement demande au Maire de Paris d’étudier les conditions d’une reconstruction de la statue d'Alphonse Baudin à proximité du lieu de son assassinat.

Pourquoi j'ai demandé la suppléance de Sandrine Mazetier

Les membres du Comité Directeur du PRG, où j'ai l'honneur de siéger, ont approuvé l'accord législatif négocié avec le PS. Celui-ci laisse la 13e circonscription de Paris à un candidat radical. Ce combat contre Jean-François Lamour, député du 15e arrondissement et président du groupe UMP au Conseil de Paris, sera mené avec talent et ténacité par notre ami Gilles Alayrac, conseiller de Paris PRG du 15e arrondissement, qui y a déjà été candidat de rassemblement de la gauche par deux fois, en 1997 et 2002. Ce territoire où la gauche progresse à chaque élection peut être conquis, si la gauche sait rester unie.

Le PRG Paris avait traditionnellement 1 circonscription réservée et 2 suppléances : celle d'Annick Lepetit dans le 17e, et celle de Christophe Caresche dans le 18e. Nos deux suppléants n'ayant pas souhaité se représenter, notre fédération a proposé au PS parisien de nouvelles candidatures à la suppléance, dont la mienne auprès de la députée du 12e arrondissement, Sandrine Mazetier.

Le fait que je sois candidat ne me donne pas automatiquement  Bien entendu, la tempête créée chez les socialistes par les accords avec les Verts et le parachutage de Cécile Duflot dans le 11e a rendu le PS parisien assez rétif au besoin d'un plus large rassemblement. A cela s'ajoute la bronca qu'avait provoqué dans la section du PS 12e le choix d'une suppléance hors PS lors de la précédente législative. Toujours est-il que, selon mes informations, c'est Catherine Baratti-Elbaz qui devrait être désignée ce soir comme suppléante de Sandrine Mazetier.

Loin de moi l'idée de critiquer Sandrine Mazetier, avec qui j'ai de très bonnes relations et dont je respecte l'engagement constant pour notre arrondissement comme la fougue avec laquelle elle combat la politique du gouvernement au Parlement. Ni d'attaquer la personne de ma collègue Catherine Baratti-Elbaz, adjointe à la voirie et aux transports, présidente du groupe socialiste et radical au conseil d'arrondissement. Celle-ci est présente sur le terrain, son travail est reconnu et elle mène avec détermination et efficacité ses dossiers.

J'ai assez d'expérience politique pour comprendre les équilibres politiques et ne pas confondre "demander" et "exiger" et avouons que je ne suis ni surpris de la décision de choisir une socialiste ni véritablement déçu. Mais je regrette tout de même une insuffisante complémentarité dans le tandem ainsi créé.

Tout d'abord, il me semble que la parité doit fonctionner dans les deux sens, et que si un député homme doit être suppléé par une femme, une députée femme devrait être suppléée systématiquement par un homme. Ensuite, Sandrine Mazetier et Catherine Baratti-Elbaz ont également toutes les deux soutenues la candidature de Martine Aubry aux primaires organisées par le PS avec le PRG. Je note d'ailleurs que je suis le seul élu municipal à avoir appelé à voter François Hollande au second tour. Enfin, il me semble que dans la continuité des primaires, le PS se serait grandi à accepter un plus grand nombre de candidat(e)s ou de suppléant(e)s issues du PRG, et aurait envoyé un message positif.

A cet égard, j'ai été assez consterné par la motion de la fédération de Paris du PS, reprise par la section socialiste du 12e, qui a mis dans un même sac l'accord passé entre leur direction nationale avec Europe-Ecologie-Les Verts et celui passé avec le PRG. Outre que l'accord qui concerne les radicaux est infiniment moins généreux que celui des Verts, nous ne volons de circonscription à aucun député socialiste, et notre candidat Gilles Alayrac est le plus implanté et le plus légitime des candidats de la 13e circonscription. Surtout, nous avons fait le choix de ne pas présenter de candidat à la présidentielle et de participer à la primaire, le choix du rassemblement derrière François Hollande quand toutes les autres formations de gauche s'acharnent sur le candidat socialiste. Cette loyauté ne devrait pas nous valoir d'injustes critiques. Au passage l'accord Verts-PS a touché l'un des nôtres à Lyon, Thierry Braillard, qui est victime d'une candidature verte alors qu'il a le soutien de son maire Gérard Collomb et de François Hollande.

Cela dit, n'entendant plus parler de l'accord PS-PRG, je suppose que la raison l'aura emporté concernant le volet parisien. J'espère maintenant qu'un ou plusieurs de mes amis radicaux soient désignés comme suppléant afin que notre représentation ne soit pas amoindrie. Et si le PS fait campagne honnêtement avec le PRG aux côtés de Gilles Alayrac pour faire enfin triompher la gauche dans le 15e contre Lamour, je soutiendrais sans réserve Sandrine Mazetier et sa suppléante aux législatives dans le 12e.

vendredi, 18 novembre 2011

Ecoutons les usagers des deux-roues motorisés

Mardi 15 novembre, la mairie du 12e a organisé pour la première fois - et je crois pour la première fois dans un arrondissement parisien - un Comité municipal des Deux-roues motorisés, à la manière des comités vélos, présidé par notre maire Michèle Blumenthal (et j'ai pu apprécier une évolution favorable de son opinion sur la question).

Comité 2RM 002.jpgCette initiative, que l'on doit à ma collègue adjointe aux transports et à l'espace public, Catherine Baratti-Elbaz, a été un succès, puisqu'une soixantaine de personnes participait à la réunion. Autour de la table, les représentants parisiens de la Fédération Française des Motards en Colère (FFMC), des usagers des deux-roues motorisés, des conseillers de quartier, des représentant de la police et de la Direction de la Voirie et des Déplacements (DVD) de la Ville de Paris.

J'étais le seul autre élu présent, pas seulement parce que je suis moi-même scootériste, mais car il me semble important de mieux prendre en compte les attentes d'un grand nombre d'automobilistes passés aux deux-roues et les conséquences sur les déplacements et les stationnements dans notre ville. Depuis 2001, le nombre de deux-roues motorisés a ainsi augmenté de plus de 50% et la DVD estime entre 150 et 300 000 le nombre de 2 roues motorisées circulant dans Paris chaque jour. On compterait plus de 4000 propriétaires de motos ou scooters rien que dans le 12e

En 2008, nous avions fait un certain nombre de propositions avec le PRG Paris, reprise en partie dans le programme de Bertrand Delanoë, notamment un plan ambitieux de créations de places de stationnements.

Or c'est de ces projets de création de places dans l'arrondissement qu'il était question, de leur localisation comme de leur conception, et la FFMC a pu échanger avec la DVD des aménagements les plus pratiques et les plus sécurisants à la fois pour les motards et pour les piétons.

La FFMC a proposé à juste titre que les entreprises contribuent aussi à la création de places de stationnement pour leurs employés.

La FFMC a pu rappeler également que la charte signée avec le maire de Paris, Bertrand Delanoë, n'était pas signée et encore moins respectée par la Préfecture de Police qui verbalise sans discernement les stationnements sur les trottoirs.

Et si ce n'est pas de responsabilité municipale, la FFMC a raison de rappeler la nécessité de faire une distinction entre le stationnement réellement gênant à sanctionner, et celui qui doit être toléré sur les trottoirs larges où il ne gêne pas les circulations piétonnes. Cette répression rationnelle est pour eux le meilleur moyen d'éduquer les conducteurs à adopter de bons comportements.Comité 2RM 001.jpg

En effet, si on peut se féliciter de l'augmentation du nombre d'emplacements de stationnement créés par la ville sur la chaussée, et donc de la place qu'ils libèrent sur les trottoirs, ces places sont et resteront longtemps insuffisantes au vu du nombre de deux-roues.

Il est vrai que la concentration de deux-roues peut être impressionnante et parfois gênante sur des placettes ou trottoirs à proximité de quartier de restaurants, de bars, de sites touristiques ou culturels, de gares ou de bureaux. Je pense par exemple à Bastille, Aligre, la Gare de Lyon, ou vers Saint-Emilion.

Si on ne veut pas que l'exaspération de certains entraîne une politique de répression aveugle, il faut donc établir un modus vivendi pour un partage de l'espace et le PRG Paris avait proposé de définir des emplacements sur les trottoirs avec de simples marquages au sol. Ce serait pédagogique pour les conducteurs qui sauraient où se garer sans gêner. Il faudra remettre sur le tapis cette idée à la fois économique pour les finances publique et pragmatique.

 

 

vendredi, 11 novembre 2011

Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ?

J'ai appris que la présidente du groupe UMP de notre mairie, Valérie Montendon, a déposé au Conseil de Paris un voeu demandant l'abandon du projet des aires d'accueil des gens du voyage au bois de Vincennes et réclame qu'"au nom du plan biodiversité le projet des aires des gens du voyage ne soit pas réalisé dans le bois de Vincennes et que la parcelle soit dédiée à un réel projet de biodiversité".

Quand elle est enfant rom ou parents tziganes, l'espèce humaine ne ferait-elle plus partie de la biodiversité ? Au nom de la "biodiversité" faudrait-il construire une aire d'acceuil en sous-sol ou sous un échangeur autoroutier ? Bien entendu, au delà de son refus, la droite n'apporte pas de solution... Etrangement, on les entend moins défendre les petits oiseaux quand il s'agit de construire des bureaux...
Quelle hypocrisie et quel cynisme de se draper dans l'écologie pour continuer à tracer le sillon du discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy, d'
une stigmatisation d'une population et de la politique xénophobe anti-Roms qui vient d'être condamné comme discriminatoire et contraire à la dignité humaine par le Conseil de l'Europe.

L'UMP feint d'oublier d'ailleurs que c'est une loi de la République française de 2000 qui impose aux communes de plus de 5000 habitants de créer des aires d'accueil. Rappelons d'ailleurs que ces aires d'accueil sont destinées à tous les gens du voyage qui ont choisi un mode de vie nomade et dont la plupart sont de nationalité française.

Mais l'UMP explique bien sûr depuis des mois que s'il faut se conformer à la loi, on doit le faire mais pas là, mais peut-être ailleurs dans notre arrondissement (où bien entendu c'est impossible) ou sinon nul part ailleurs dans le 12e mais plus loin... Bref l'application politique du fameux principe du "NIMBY", littéralement "ok mais pas dans mon jardin". Cette propention à encourager les réflexes égoïstes des citoyens et à ne jamais assumer une responsabilité collective n'est pas nouvelle de la part de l'UMP du 12e mais elle est de plus en plus grave. Elle est partagée par leurs collègues et le maire du 16e, Claude Goasguen, qui refuse l'aire d'accueil du Bois de Boulogne.

Valérie Montendon fait parti des "dissidents" à la fédération de Paris de l'UMP. Les jeunes loups qui, disent-ils, sont censées incarner le "renouvellement" de la droite parisienne, plus jeunes et moins conservateurs que ceux de l'ouest parisien, plus en phase avec l'électorat "bobo"... Moi je ne vois pas de différence avec leurs ainés et ces élus de droite qui pendant des décénnies n'ont pas construit de logements sociaux pour exclure les plus modestes de la capitale. Avec ce voeu, Montendon flatte les pires instincts de nos concitoyens, à l'exemple de la droite populaire qui plagie tous les jours les propositions du FN. Je remarque d'ailleurs qu'elle s'est bien gardée de déposer ce voeu à notre conseil d'arrondissement, pourtant le premier concerné, sans doute pour ne pas avoir à répondre à une question trop précise : si vous ne voulez pas de l'aire dans le bois de Vincennes, alors où exactement ?

Mais je suis certain que les Parisiens ne sont pas sensibles aux idées extrémistes, et que la droite parisienne payera une fois de plus dans les urnes sa méconnaissance des habitants de cette ville.

S'il n'y a jamais élu domicile, l'humanisme a définitivement quitté le cœur des élus de droite! Plus grave, l'intelligence semble avoir déserté leurs cerveaux...

Réussite et affluence aux cérémonies du 11 novembre

Les cérémonies de commémoration du 93e anniversaire de l'Armistice de la Première Guerre mondiale du 11 novembre 1918 ont été une belle réussite avec un nombre record d'habitants parmi les participants et bien sûr de membres d'associations du monde combattant ainsi que beaucoup d'élus.11 novembre 2011 défilé - @Mairie du 12e.jpg

11 novembre 2011 - @Mairie du 12e.jpgDès le petit matin à la caserne Chaligny, au commissariat central, au défilé comme au monument aux morts, les élus de notre majorité étaient présents en nombre autour de notre maire comme à chaque cérémonie,  tout comme notre députée (PS) Sandrine Mazetier, et aussi Jean-Luc Romero, conseiller régional qui a déposé une gerbe au nom de son président Jean-Paul Huchon.

Le discours de Michèle Blumenthal au nom de l'équipe municipale a été salué et a rappelé la nécessaire leçon de Paix en Europe qu'impose le souvenir de ces conflits meurtriers.IMG_1974.JPG Une réponse indirecte aux élus EELV, et leur candidate Eva Joly qui propose une "journée européene de la Paix" pour se démarquer alors que c'est déjà le sens donné à nos commémorations qui ne célèbrent pas une victoire mais la fin d'une tragédie.

Mais cette année, nous avons eu aussi abondance de gerbes déposées par l'opposition dont toutes les divisions avaient semble-t-il exceptionnellement cette année eu envie de montrer leur attachement au monde combattant, y compris un conseiller régional des Yvelines habitant le 12e et une ancienne ministre n'y habitant pas.

Peut-être ont-ils entendu comme moi nos anciens combattants se plaindre vertement de la dernière invention de Nicolas Sarkozy, transformer le 11 novembre en un Mémorial Day à l'américaine, un espèce de fourre-tout pour honorer tous les morts pour la France. François Hollande a d'ailleurs eu raison de rappeler au contraire l'unicité de chaque date commémorative (plus de détails ici).

Enfin, on ne va pas se plaindre de cette affluence exceptionnelle car l'attention que nous portons aux anciens combattants leur fait chaud au coeur ainsi qu'à leurs familles.

Alors disons justes vive la Paix... et vive 2012!

vendredi, 04 novembre 2011

Ensemble contre les fondamentalistes de tous bords

Le PRG Paris a réagi deux fois cette semaine pour condamner les actions violentes des intégristes de tous bords qui s’attaquent à la liberté d’expression (lire les communiqués de presse ici).

La liberté artistique d’abord, que des fondamentalistes chrétiens contestent à l'appel de l'Institut Civitas, proche du mouvement intégriste lefebvriste, en perturbant viollement depuis deux semaines la représentation de la pièce pièce de Roméo Castelluci, « Sul Concetto di volto nel figlio di Dio (Sur le concept du visage du fils de Dieu) » au Théâtre de la Ville.

La liberté de la presse et la liberté d’opinion ensuite, menacés par l’incendie criminel du journal satirique Charlie Hebdo, vraisemblablement perpétrés par des musulmans intégristes, qui se répandent en insulte et en menaces contre le journal dont la une du dernier numéro baptisé Charia Hebdo figure une caricature de Mahomet.

La fédération de Paris du Parti Radical de Gauche défend la tolérance, la laïcité, la liberté d'expression et la liberté artistique, et a tenu à rappeler (et rares sont les partis qui ont eu le courage de le dire) que dans le cadre de la loi, la République laïque ne connaît pas le délit de blasphème.

Méfions nous des amalgames et des récupérations politiciennes, à commencer par l'UMP et le FN dont la haine de l'altérité est un poison tout aussi dangereux que les intégrisme religieux. Mais restons vigilant pour défendre nos libertés conquises à la Révolution française puis par la loi 1905.

Le PRG Paris s’associe à l’appel des associations antiracistes et progressistes à tous les citoyens attachés comme nous à la démocratie, à la laïcité et au vivre ensemble à se rassembler ce dimanche 6 novembre à 15h sur le Parvis de l’Hôtel de Ville de Paris.

vendredi, 28 octobre 2011

Les Dauphins de la République bientôt dans le 12e ?

Les deux fontaines aux dauphins de la place de la République à Paris ont disparu dans le plan de réaménagement de la place dont les travaux doivent se terminer fin 2013.

Mais ces deux objets du patrimoine parisien sont porteurs de symbole et mon collègue Jean-Christophe Mikhaïloff, maire adjoint PRG du XIe arrondissement a réagi à ce projet et fait voté un vœu, voté par le Conseil de Paris, pour que cet ensemble artistique du XIXe siècle «ne finisse pas aux oubliettes de l'histoire».

place-de-la-republique-fontaine-300x199.jpgJe lui donne entièrement raison, d'abord car je trouve magnifique ces dauphins joufflus et moustachus, aux allures de poissons chats chinois, qui sont des témoignages d'un style artistique d'une époque et d'un mobilier urbain très parisien, un peu à l'image de certaines bouches de métros. Mais aussi pour le respect d'une certaine mémoire républicaine de notre capitale.

Mon collègue explique ainsi au Figaro : «La place de la République fut créée, sous la IIIe République, pour faire un pendant républicain à la place de la Concorde, liée à l'histoire de la royauté. Dans ce schéma, les deux fontaines aux dauphins faisaient écho aux deux fontaines de la place de la Concorde»

La Ville de Paris n'ayant pas décidé de modifier les plans architecturaux de la futur place de la République, l'objectif de la démarche de mon collègue est « qu'au moins les deux fontaines soient rénovées et réinstallées dans un autre site parisien identifié à l'avance».

Lire l'intégralité de l'article dans le Figaro ici.

Dans sa réponse au Conseil de Paris, Danièle Pourtaud, adjointe au maire de Paris chargée du patrimoine, a indiqué que les Dauphins étaient stockés : « Les fontaines ont été démontées [...]. Elles sont sous la responsabilité du service de conservation des œuvres d’art de la Ville de Paris. »

Nous pouvons donc envisager de retrouver une place pour ces dauphins, dans le 11e mais pourquoi pas dans un autre arrondissement de Paris, et je serai favorable à ce qu'ils trouvent asile sur une place, dans un parc ou un square du 12e arrondissement.

Ce serait d'ailleurs une sorte de clin d'oeil à l'Histoire puisque l'article du Figaro rappelle que les fontaines aux dauphins avaient d'remplacé la fontaine aux lions sculptée par Jacquemart, aujourd'hui visible place Félix-Éboué (XIIe).

Les fontaines aux Dauphins pourraient par exemple venir embellir la Place sans nom, que les riverains souhaiteraient tellement voir aménagée en véritable place parisienne, à l'image de la place du Colonel Bourgouin (qui a été prise en exemple par le Conseil de Quartier Bel-Air Sud pour son projet d'ménagement de la Place sans nom, et qui dispose d'une fontaine centrale).

Les fontaines pourraient également s'installer dans le parc de Bercy, le Jardin de Reuilly ou le Bois de Vincennes, ou encore sur le parcours du Tramway. Ce sont évidemment des idées à confronter aux contraintes techniques, architecturales et budgétaires, et qui méritent bien entendu une concertation avec les habitants, qui pourraient se saisir du projet. Mais je suis convaincu que ces dauphins sans domicile fixe offrent une opportunité pour notre arrondissement. Et si d'autres arrondissements décident de se saisir également de leur sort, et que nous arrivons à trouver rapidement un point de chute honorable quelque part dans Paris, tant mieux !

J'en parlerai à mes collègues afin que soient étudiés avec les services techniques comme les habitants ces divers scénarios d'implantation, voire d'autres pour que les dauphins de la République trouvent un refuge digne de ce nom dans l'arrondissement de la Nation et la Bastille !

 

jeudi, 27 octobre 2011

Les visites d'automne dans le 12e

En tant qu'adjoint au tourisme, j'ai souhaité que les parisiens comme les habitants du 12e eux-même puissent découvrir le patrimoine et les richesses cachés de notre arrondissement grâce à notre mairie et des associations de tourisme participatif.

Venez participer aux visites d'automne dans le 12e. Au programme plusieurs visites guidées et commentées (gratuit sur inscription).

 

Le quartier d'Aligre 
Le samedi 15 octobre à 10h30
Le vendredi 28 octobre à 10h30

La rue de Picpus
Le samedi 29 octobre à 14h30

L'abbaye Saint Antoine des Champs
Le dimanche 27 novembre à 14h30

 

Contact réservation : 01 44 68 12 46
Attention, merci de penser à nous informer trois jours au plus tard avant la promenade, si vous ne pouvez pas venir.



mardi, 25 octobre 2011

Vive le bois de Vincennes "métissé"

Les cultures d'Asie étaient à la fête au Bois de Vincennes dimanche dernier.

primaires 049.jpgLe Cambodge était en effet à l'honneur à la Grande Pagode du Bois de Vincennes avec un marché de produit asiatique dont les odeurs et les produits transportaient le visiteur à des milliers de kilomètres de notre arrondissement. En arpentant les allées et en jetant un oeil sur les étals où on pouvait trouver des crèpes cambodgiennes au riz gluant ou des gateaux au porc dans des feuilles de bananiers, on avait vraiment l'impression de se retrouver à Phnom Penh ou Sihanoukville. primaires 043.jpg

Et un peu plus proche de la Cité nationale de l'Histoire de l'immigration, c'était un groupe de joueurs de cricket sur un terrain improvisé qui donnait au bois un parfum de sous-continent indien!

primaires 054.jpgLe Bois de Vincennes est devenu un carrefour des cultures. Et la foule des visiteurs tout l'après-midi venue à la découverte de ces saveurs d'ailleurs a eu l'air d'apprécier. Tout comme moi qui suis un grand amoureux de l'Asie du Sud-Est et qui suis ravi de pouvoir parfois vivre ce voyage immobile qu'offre la diversité culturelle de Paris et de notre arrondissement.

lundi, 24 octobre 2011

A la Convention d'investiture de François Hollande par le PS et le PRG

primaires 018.jpgJ'étais parmi les 3000 à 4000 participants à la Convention d'investiture de François Hollande par le PS et le PRG à la Halle Freyssinet samedi 22 octobre. Et j'en suis ressorti, certes un peu épuisé par la succession de discours mais avec la conviction que la gauche tient aujourd'hui à la fois un bon candidat de rassemblement pour nous faire gagner en mai 2012 et un futur président qui saura mettre en oeuvre le programme progressiste dans la crise.

Cette convention à laquelle ont assisté élus et responsablesprimaires 020.jpg nationaux du PRG ainsi que les militants radicaux (qui avaient réussi à obtenir une invitation) a atteind son objectif en marquant la dernière étape des primaires permettant de souder tous les candidats derrière le vainqueur François Hollande.

François Hollande qui a d'ailleurs salué la participation des radicaux qui a permis l'ouverture des primaires citoyennes et donner le premier signe du rassemblement à gauche.

primaires 025.jpgJean-Michel Baylet a lui rappelé certaines porpositions que nous avons amenés dans le débat, notamment le droit à mourir dans la dignité, le mariage et l'adoption pour les couples homosexuels, et bien sûr l'impérieuse nécessité d'une République laïque dans une Europe fédérale. Il a donné rendez-vous à François Hollande et tous les participants à la convention pour "chanter le temps des cerises sur les marches de l'Elysée le 6 mai 2012".


Discours de Jean Michel Baylet lors de la... par PartiSocialiste

François Hollande a lui développé son projet pour réenchanter le rêve français avec des accents mitterrandiens qui ont rappelé à beaucoup le 10 mai 1981.


Les moments-clés du discours de François Hollande par PartiSocialiste

Présidentielle 2012: L'investiture de François Hollande en dix points

POLITIQUE - Tout ce que vous devez savoir sur la grande réunion socialiste qui s'est tenue samedi après-midi à la Halle Freyssinet...

Publié sur 20 Minutes, écrit par Maud Pierron le 22/10/2011 à 20h56 -- Mis à jour le 24/10/2011 à 13h05)

La scénographie
14h, Paris 13e, une foule afflue vers la Halle Freyssinet. Au total, 4
.000 militants, dont des radicaux de gauche, sont présents. Rémi Féraud, premier secrétaire de la Fédération de Paris, ouvre le bal, suivi par la patronne des MJS, Laurianne Deniaud. Puis quatre des six candidats aux primaires traversent la salle pour rejoindre le premier rang: Manuel Valls, Ségolène Royal, Jean-Michel Baylet et Arnaud Montebourg, tous en gris et tout sourire. Martine Aubry et François Hollande, ensuite, fendent la foule ensemble, serrant des mains à droite et à gauche, illustrant le rassemblement entre le parti et son candidat. Applaudissements nourris, mais ce n’est pas l’explosion de joie. Le tout sur la musique d’Alex Baupain et non «Il est temps il est l’heure», comme on nous l’avait promis. On ne s’en plaindra pas.

Des goodies

Des tee-shirts François Hollande, des badges François Hollande, des mugs PS. La campagne est partie et il faut la financer. Un tee-shirt siglé François Hollande avec ce message «H for Hope», c’est 10 euros. On peut trouver des badges avec le même message, ou un autre, bleu blanc rouge, avec inscrit «le rêve français» ou un autre encore, plus classique, blanc sur fond rouge: «Ensemble avec François Hollande». Avis aux collectionneurs.
 
Le message des ex-candidats
Chacun y est allé de son petit message. Jean-Michel Baylet l’a enjoint à reprendre la loi sur l’euthanasie et la légalisation du cannabis. Martine Aubry a lancé, très Première secrétaire: «Nous sommes l’équipe de France du changement qui autour de François Hollande portera les couleurs de la France.» Ségolène Royal, elle, veut que «la France métissée» ne soit pas oubliée et fait «confiance à François Hollande pour porter l’ensemble de nos idées et pour porter la France». Manuel Valls l’a prévenu: «Dans cette immense tâche qui t’attend, tu ne seras pas seul.» Arnaud Montebourg a lui voulu «rendre l’hommage dû à celui qui se prépare en notre nom à affronter la finance européenne».
 
La star de la journée
Pour son investiture, qu’il a définie comme «la première réunion de campagne», il a à la fois balayé la plupart de ses thèmes de campagne, attaqué Sarkozy et s’est inscrit, comme tout bon candidat à la présidentielle, dans l’histoire de France. «Mes amis, mes camarades, je viens vous parler de la France, de ce qu'elle subit, de ce qu'elle attend, de ce qu'elle espère», a-t-il commencé. Il a dit «avoir saisi le désarroi de ceux qui aiment leurs pays» lors de la campagne des primaires mais aussi «la vigueur de nos potentiels». «C'est l'appel de tout un pays qui s'adresse à nous, il attend un acte fort, un projet collectif pour ré-enchanter le rêve français. Là est ma mission.» Egrenant son pacte productif, éducatif et démocratique, il l’assure: «Je veux être jugé sur ce que j'aurai laissé comme perspective et comme espoir à la jeunesse de France.» «La droite compte sur la crise pour les sauver, moi je propose que les Français comptent sur la gauche pour les sauver de la crise», assure-t-il.
 
L’oubli
Le contrat de génération. C’est sa mesure-phare et il n’en a pas parlé. Pourtant, dans son discours envoyé à la presse, tout un passage lui était consacré. Mais le candidat socialiste n’en a pas prononcé un mot, passant directement au pacte démocratique. Simple oubli ou début de rétropédalage sur une mesure de plus en plus critiquée?
 
La séquence émotion
A la fin du discours de François Hollande, la salle se lève pour applaudir «François président!». Le candidat descend de la scène, fait la bise à Martine Aubry, juste en face des escaliers, puis à son ex-compagne, Ségolène Royal. Il salue chacun des ex-candidats et repart vers la droite où se tient sa compagne –de moins en moins discrète–
, Valérie Trierwieler, pour échanger un baiser. François Hollande part dans l’autre sens, où il retrouve Lionel Jospin. Puis Pierre Mauroy. Toute la famille socialiste est réunie, les militants exultent.
 
Stéphane Hessel
C’est l’autre star de la soirée. Assis au deuxième rang, derrière Martine Aubry, qu’il a soutenue durant les primaires, il s’est fait plusieurs fois applaudir par la salle. C’est Manuel Valls qui a d’abord fait le travail lorsqu’il a parlé des indignés. Puis François Hollande l’a fait applaudir lors de son discours. «Les indignés n’ont pas d’âge, cher Stéphane Hessel.» Et alors que la caméra étaient focalisées sur lui, l’ancien résistant a en retour applaudi le nouvel investi. Et la salle a applaudi à cette scène. Pour rappel, Hessel s’était aussi engagé auprès de Hulot.
 
Nicolas Sarkozy et l’UMP
Le parti présidentiel en a pris pour son grade, notamment Jean-François Copé, «déguisé en Jean-Pierre Foucaud» lors de la convention UMP sur le projet PS, selon Montebourg. Une convention que Martine Aubry n’aurait pas pu organiser, souligne-t-elle, car «ils n’ont pas de projet, ils n’ont qu’un bilan». «L’UMP invente le projet à zéro euro. C’est zéro programme», a cogné Montebourg. Le président en exercice a également été visé par François Hollande. «Nicolas Sarkozy est candidat depuis le premier jour. Il a fait le tour de tous les départements. Et personne ne l’a vu…» raille-t-il. Son bilan? Une dette publique alourdie de 700 milliards, un trou de la Sécurité sociale à 135 milliards d’euros, une croissance d’à peine 1%, énumère-t-il. «Nicolas Sarkozy a échoué pendant cinq ans et il serait le seul à pouvoir réussir, le seul à pouvoir être président au prétexte qu’il l’est déjà.»
 
Charles de Gaulle
Comment l’ancien président RPR, celui du «coup d’Etat permanent», a-t-il pu avoir droit de cité à la convention d’investiture du candidat socialiste? C’est François Hollande lui-même qui l’a convoqué, pour contrer les critiques de la droite qui moque son «rêve français». A ces critiques, c’est «De Gaulle qui leur répond», triomphe le socialiste, citant cette «belle phrase»: «Les gens veulent que leur histoire leur ressemble ou au moins qu'elle ressemble à leurs rêves.»
 
Les partis partenaires
S’ils ont suivi la cérémonie à la télévision, les dirigeants d’EELV –qui devront négocier un accord de gouvernement- n’ont sûrement pas apprécié tout ce qu’ils ont entendu.
Les mots de Jean-Michel Baylet par exemple, qui appelle au rassemblement large, malgré les demandes «parfois abruptes» des écologistes et à qui il faudra apprendre «à composer avec la réalité». «Le moment n’est ni au diktat ni aux menaces, le moment est à la préparation du rassemblement», a renchéri Manuel Valls. François Hollande n’a rien dit de tel en revanche, mais il a clairement expliqué qu’il jouerait de l’argument vote utile pour avoir le score le plus important au premier tour. «La victoire se fait au premier tour», a-t-il martelé.
 
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